dimanche, janvier 22, 2006

un petit mot de Cristina

SOIF
« Soif », recueil bilingue de mes poèmes publié dans mon Paris.
« Soif », soif étanchée pour un instant.
Instant inextinguible que celui de ma Soif.
Persistance bénite l’éternité de l’instant.
NOIR et BLANC
C’est le regard de l’artiste Denis Garnier.
Il s’est penché sur mes plans intérieurs
Et d’innombrables photos de l’âme vêtue de mon corps d’éclater.
Ce fut dans mon nid cocon de Paris, en septembre 2005.
Kaléidoscope d’images sur le ciel.
Cerf-volant de poèmes, que j’ai choisis à tort et à travers.
Poèmes dont le vent s’est emparé et auxquels il a accordé un droit de cité: leur place.
Diego De Gennaro, ce fut le vent.
Le designer de cette plaisanterie des lointains.
MANIFESTE
Le « Manifeste » est un texte que j'ai enfanté à quatre mains avec l’écrivain Ricardo Dessau.
À lui le cri, à moi le chuchotement, aussi vigoureux qu’un cri.
C’est un cri pour la liberté et la révolution du mot.
C’est un appel à la conscience profonde.
Il invite à dévoiler et à jeter bas les masques.
Alors que de plus en plus dans le monde
le glas d’une foule d’esclaves fait entendre ses plaintes,
le « Manifeste » dit « Assez ! » aux troupeaux.
Il dit « Assez ! »  à tant de –poètes ?- courtisans du Pouvoir.
Dans ce cri et dans ce chuchotement puissant battent les coeurs de maints poètes.
Al Hallaj, crucifié à Bagdad il y a cinq cents ans.
Federico García Lorca, Desnos, Celan, Miguel Hernández, Paul Éluard,
Juan de Yepes –aujourd’hui Juan de la Cruz-, Nazim Hikmet, Ovidio, César
Vallejo, et tant d’autres. Massacrés, emprisonnés ou exilés.
Et le coeur d’Arthur Rimbaud bat toujours et fait battre le mien avec son défi
plus que jamais actuel :
« Changer la vie »
* L’idée n’est pas du tout la création d’une organisation, mais l’accomplissement du devoir du mot.
Si ta pensée accompagne le sens du « Manifeste », à la fin de sa lecture tu trouveras la façon de t’exprimer. Il n’est pas nécessaire que tu sois un poète ou un artiste. Ce qu’il faut, c’est que tu aimes la vie et que tu sentes, avec Rimbaud,  encore lui:
« Parce que Moi, c’est l’Autre ».

vendredi, janvier 13, 2006

Juste te dire...

juste te dire que je suis passée
juste te raconter que tu m'as fait pleurer
parce que tu es toi et que cela me touche
parce que je suis moi et que close est ma bouche
Entre les tombes et les souvenirs
rien ne compte que ce qui est à venir
de l'absence douleur
ne retenir que le bonheur
de la fin et du chagrin
ne retenir que ce que l'on a appris pour demain
transmettre ton acquis et ton sourire
à tous ceux que tu as envie de faire rire
oublier les cons ,aimer les imbéciles
car connerie est vile
et l'imbécile n'est qu'un handicapé
de tous les avatars de la vie être rescapé
et pour tous les moments à venir
espérer être aimé,avoir des désirs
donner de l'amour
tout au long des jours
regarder les enfants jouer
et admirer leur pureté
entendre la source couler
et sentir ton coeur d'émotion sursauter
voir perles de beauté
éclabousser ta vie et ta réalité
vivre un rêve qui te tient éveillé
le seul rêve qui vaille la peine d'être né
Aimer et être aimé

Nadine Troosters